Dans l’Upside Down

Projet fictif

Cette scénographie s’inscrit dans le projet de fin d’étude proposé par le DPEA « Architecture et Scénographie » 2019 de l’ENSAM de Montpellier, avec pour thème « Juste la fin du monde? ». Chaque étudiant devait proposer un récit scénographique qui s’intégrait à une exposition fictive réunissant les diverses propositions, avec comme lieu d’étude les Halles Tropismes de Montpellier.

DANS L’UPSIDE DOWN est un spectacle fictif imaginé à partir de deux extraits du roman d’Italo Calvino « Les Villes invisibles » paru en 1972, et mêle de la musique live (métal progressif), et des chorégraphies (hip hop).

Le récit se concentre autour d’un personnage à la dérive, nommé « L. », symbole de notre société actuelle. Ses émotions sont portées par l’oeuvre musicale de Nonsense, faisant écho à la manière de vivre dans la ville de Tamara et à la manière de penser des habitants de la ville d’Eusapie. Ce croisement a permis de mettre en avant les ressentis d’une jeunesse, très critique envers le monde dans lequel elle évolue, et dont l’idée d’une fin du monde ne cesse de se rapprocher. La troupe EMK s’associe avec les musiciens pour mettre en scène  un monde à la fois à l’envers et miroir, dans lequel « L. » (chanteur-screamer), va s’engouffrer, emmené par de mystérieux « Cagoulards » (les danseurs).

L’ intention scénographique était de proposer aux spectateurs une immersion dans l’esprit du personnage, révélé par la reconstitution d’une rue de Tamara devenant peu à peu la ville d’Eusapie. La ville s’anime au fur et à mesure de la performance live grâce à un décor mis en lumière par des projections vidéos, de la lumière scénique, et un système de sonorisation immersifs. Ces deux façades, symbole d’une dualité, sont construites en matériaux de récupération, et permettent de réunir deux univers qui paraissent  opposés : la musique métal et la danse hip hop.

Scénographes :
Barbara Fol-Gutierrez, Marina Garnier
D’après les oeuvres :
« Les Villes Invisibles », Italo Calvino, 1972
« Away from black days » (studio l’Artisterie, février 2019), Nonsense, métal progressif