A l’orée des bois

Concours - Festival des Cabanes

Projet en cours

Nature. Cette cabane s’implante sur le site de la réserve naturelle du Bout du Lac. La particularité de ce site est qu’il se situe à l’entrée de la réserve naturelle, sur le chemin piétonnier. Par sa situation, cette cabane constitue une entrée, un passage, menant à la forêt de la réserve naturelle. C’est donc la notion de passage, de franchissement, que nous avons voulu traiter à travers ce projet de manière sensible et poétique. Le parti pris est donc de créer une architecture symbolique, marquant un avant, un pendant, un après. Tel un rite de passage, cette cabane accentue le caractère sacré de la forêt.

Poésie. Notre réflexion s’est basée sur le poème, « La sieste » de Théodore de Banville écrit en 1842. Ce poème nous invite à faire une pause dans notre quotidien mais surtout à nous plonger dans une nature luxuriante et divine. Utiliser cette poésie comme base nous a permis d’apporter une dimension poétique au projet, en se basant sur des sensations, des métaphores, des images, tournant autour de la forêt. Ici la forêt appelle, elle « tressaille » à l’approche du visiteur, cela place la forêt comme un but, un objectif à atteindre. Le texte présente aussi la forêt comme un monde imaginaire rempli de sonorités, entre le ruisseau et les oiseaux, le vent, et inspire à l’écoute, la concentration, sur les sensations et notre environnement perceptif inspirant donc à la pause, la contemplation. Enfin, dans ce texte il est question d’« étoffe tissée» , ce qui nous a amené à intégrer le textile, en prenant en référence l’image poétique de l’ombre du feuillage à travers le textile blanc. Selon Johann Wolfgang von Goethe: « Tous les débuts sont délicieux ; le seuil est l’endroit où l’on fait une pause ». L’objectif est donc de placer cette cabane comme un seuil, un endroit marquant un début, un commencement, où il est possible de faire une pause, et où s’opère un changement vers un autre monde.

Passage. Tiré de « pas », passus en latin, « passage » désigne le déplacement, l’acte de se déplacer. Une marche vers ailleurs (à côté, là-bas, plus loin, plus haut…), une enjambée, un cheminement, un processus de transformation en train de s’opérer, et non déjà effectué. Cette cabane propose d’appuyer de matérialiser et de souligner cette notion de cheminement, de passage et constitue une porte d’entrée vers un espace différent, onirique, tel un rite de passage pour entrer dans un lieu sacré. Ainsi le visiteur comprend qu’il y a un avant, un pendant, et un après. L’avant : le visiteur arrive avec une intention d’accéder à la forêt, à un espace différent. Le pendant : il se retrouve à traverser la cabane et prend le temps de la contemplation, de l’écoute. L’après: le visiteur est dans un état différent, il est prêt à s’imprégner de la forêt. La solution architecturale est de reprendre la morphologie symbolique de l’arche, architecture monumentale utilisée pour marquer des entrées et espaces sacrés.

Scénographes :
Lydia Amara, Elsa Colin, Marc El Samrani (LEM)
D’après l’oeuvre :
« La sieste », Théodore de Banville, 1842
Festival :
Festival des Cabanes, Annecy
Statut : (en cours)
Temps de montage : 3 semaines